Ole Bornedal

Critique : The Possession

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Produit par la boite de Robert Tapert et Sam Raimi, Ghost House Pictures, Possession est un film d’Ole Bornedal, réalisateur danois qui a connu son heure de gloire en 1994 avec Le veilleur de nuit avant de se perdre quelques temps à Hollywood en signant au détour le remake peu inspiré de ce même film. 

Etant plutôt friand des productions Ghost House, j’ai abordé ce film avec aucun a priori, d’autant qu’il est plutôt difficile actuellement de trouver d’authentiques films d’horreur autrement qu’en dvd et du genre found footage (que je déteste) sur grand écran.



Le pitch : au cœur du divorce de ses parents, une jeune fille, Em, trouve une boite dans une brocante lors de l’emménagement chez son père, coach pour une équipe de basket. Sa grande sœur, Hannah, plus battante, l’encourage à surmonter cette épreuve. Pendant ce temps, la boite va se révéler porteuse d’un démon qui va posséder Em. Cet événement va bouleverser encore plus le fragile équilibre de cette famille en reconstruction… 

Les parents, interprétés par Jeffrey Dean Morgan et Kyra Segwick, sont tous deux convaincants en ainés devant gérer les aléas quotidiens du divorce. Segwick nous donne un jeu sobre, à l’opposé de ce que l’on a pu voir dans The Closer. Quant à Morgan, il a la chance de ne pas mourir dans cette histoire (Watchmen – Les Gardiens, Supernatural…) et nous montre un père qui cherche sa place dans cette nouvelle configuration familiale. 

L’univers du film est porté par une photographie assez lumineuse, tout en finesse allant du bleu au gris, ce qui change des effets vidéo très laids qui polluent le genre via le found footage. Le film entre de pleins pieds dans la mythologie yiddish lorsque la fonction de la boite à Dibbuck est expliquée, ce qui est un plus, celle-ci étant peu exploitée dans le cinéma fantastique. 

L’entrée dans cet univers judaïque se fait confidentiellement ce qui enrobe l’enquête du père de mysticisme. La particularité de The Possession réside dans la démonstration de l’occupation par le démon du corps de la jeune fille. En effet, l’illustration ne se fait pas de façon épileptique et injurieuse comme c’est le cas dans l’Exorciste, mais de manière à la fois physique et intrusive. 

On aperçoit clairement le corps du démon cherchant à se faire, au sens propre, sa place dans le corps d’Em. On peut apercevoir le démon chercher à se faire une place en elle par une scène où la jeune fille voit deux doigts qui grimpent le long du fond de sa gorge, ce qui est à la fois original et impressionnant ! 

Ce film donne son lot de frissons liés à la possession et peut avoir une place dans votre vidéothèque pour sa touche d'originalité dans le traitement du fond, ce qui est toujours le bienvenu.

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